CARNET DE BORD - ARGENTINE #1
Lundi 9 mars 2026.
J’écris ces premiers mots de mon long voyage en Argentine dans un célèbre café de Buenos Aires qui me rappelle le pays : le café Tortoni, situé Avenida de Mayo. Une avenue qui par ailleurs me semble en tout point familière à Madrid. L’architecture et l’atmosphère qui y règne est à s’y méprendre avec la capitale espagnole.
C’est désormais mon deuxième jour ici à Buenos Aires et je dois dire que je suis déjà complètement charmé par la beauté et la douceur de vivre de cette ville tentaculaire. Les influences européennes sont nombreuses.
J’ai fait mes premiers pas sur le sol argentin samedi 7 mars, à 20h20 heure locale. Mon visa Vacances-Travail d’une durée d’un an en poche, j’envisage à l’heure actuelle de rester dans le pays 6 mois. J’ai pris mes quartiers à “Parla Hostel”, dans Montserrat, à quelques centaines de mètres de Plaza de Mayo et de la Casa Rosada. J’y resterai jusqu’au 14 avril afin de vivre ma première expérience en tant que volontaire dans une auberge. Il fallait bien que cela arrive un jour, après avoir écumé les auberges d’Europe durant ma vingtaine. Je trouve la situation assez drôle mais logique finalement. Mes missions consisteront à m’occuper de la réception, du bar, refaire les lits après les check-out…en échange d’un lit et de nombreux moments incroyables partagés avec l’équipe et les clients.
Hier, après une grasse matinée salvatrice, j’ai brièvement découvert le quartier où je vis, autour de Plaza de Mayo, Casa Rosada, du Teatro Colon, de l’obélisque…je suis même allé à pieds jusque dans le quartier de Recoleta, vers le cimetière.
Je photographie seulement pour le moment avec mon vieil appareil argentique de 1965 : le Zenit-E. Ma première pellicule en Argentine ? La FujiColor 200. J’aime beaucoup cette teinte rosée. J’ai pris soin d’acheter avant de partir d’autres pellicules 200, notamment des Kentmere Noir et Blanc et une Gold. Je pense avoir misé sur la bonne sensibilité ISO au vu de cette météo très favorable : 25 degrés, soleil et ciel bleu tous les jours avec en prime une lumière très intéressante. C’est encore l’été ici.
Buenos Aires, cette ville me rend fou de par son énergie et l’esthétisme qu’elle dégage, partout. Lorsque je mets un pied à San Telmo, j’ai l’impression d’être à Séville ou Barcelone. Lorsque je m’enfonce de plus en plus loin sur l’Avenue Santa Fe dans le quartier de Recoleta, je redécouvre Paris. Quant au très branché Palermo Hollywood, j’ai éprouvé une certaine nostalgie de New York et Montréal.
Jeudi 19 mars 2026.
Je reprends mon écriture là où je l’ai laissée, c’est-à-dire 10 jours plus tard. Il s’en passe des choses en 10 jours. Depuis, j’ai bel et bien commencé mon volontariat. Bar, réception, lits à changer…j’ai eu mes 3 baptêmes du feu. Mon rythme : 4h de travail par jour, 5 fois par semaine. J’ai donc beaucoup de temps pour explorer chaque recoin de Buenos Aires, et je ne m’en prive pas. Je rencontre en permanence de nouvelles personnes des 4 coins du monde et j’alterne entre le français, l’anglais et l’espagnol.
San Telmo est peut-être le quartier qui me parle le plus. Authentique, dans son jus, des couleurs pas aussi vives à priori que dans La Boca, mais des couleurs quand même.
Appareil photo autour du cou, je marche beaucoup. Trop peut-être. Je crois même avoir motivé Robin, mon ami anglais, à se remettre à l’argentique.
Demain, j’irai développer ma seconde pellicule de cette longue aventure. Le labo “Buenos Aires Color” dans San Telmo s’est occupé de la première, dont les images complètent ici mes mots. J'en suis plutôt très satisfait. Le prix du développement et de la numérisation me donne aussi le sourire : 12 200 pesos pour de la pellicule couleur, soit 7,70 euros.